lundi 12 novembre 2007

La vie quotidienne à Taipei en l’an 96


Le chapeau chinois fluorescent des travailleurs publics

Ligne à ne pas franchir pour ne pas tomber dans la mer

Hé oui, à Taiwan on est encore en 1996, on suit le calendrier occidental pour les mois mais le calendrier taïwanais pour les années, ce qui ramène nos dates de naissances officielles aux années 70 (maman avait raison j’ai pris 10 ans en Asie).

Alors pour ceux qui se posent la question, en effet les taiwanais ne sont pas des gens -tout à fait- comme nous… D’après mes premières conclusions, ici les maîtres mots de la vie sont le
confort, la sécurité, l’organisation, le travail et la nourriture (ce sujet pouvant faire l’objet d’une thèse de doctorat, on en parlera une prochaine fois…).

1. La "pratiquité": (le mot exact est fangbian 方便, c’est un concept particulièrement taiwanais) : ici le premier critère de choix d’un appartement, c’est s’il est fangbian ou pas, y a-t-il une station de métro à proximité (en lui-même ultra fangian), un McDo (attention ici ca s’appelle Maidanglao), un 7-eleven (ou autre « fangbian store » ouvert 24h/24) et un Starbucks dans le même bloc de maisons. Si oui, on prend l’appart même s’il est pourri ( ce qui nous est arrivé J). La base de la vie à Taipei, c’est qu’on peut tout trouver à n’importe quelle heure dans un rayon de 100m (ex. on veut aller faire du patin à glace et on rend compte qu’on a besoin de gants à 10h du soir, pas de problème). Il y a des toilettes partout (même dans la montagne) et des restos tous les 5m.

2. La sécurité : les taiwanais sont des gens extrêmement prudents, pour aller nager ils portent un gilet de sauvetage, pour patiner un casque, et les métros sont remplis de panneaux qui expliquent tous les dangers qu’on court dans les escalators et dans la vie de tous les jours (se faire dévaliser, renverser ou électrocuter dans la rue). (NB. on n' a jamais vu un endroit plus sûr que Taipei).

3. L’organisation : comme les gens aiment que tout soit bien comme il faut, ils ont tendance à donner beaucoup d’ordres (oups pardon, des conseils) dans toutes les situations de la vie; les guides disent exactement quand faire une photo (et il vaut mieux la faire, sinon…) ou quand il faut dormir dans le car (et gare à ceux qui ont les yeux ouverts J) ; les handicapés doivent prendre l’ascenseur, il est interdit de bombarder ou d’électrocuter les poissons,…
(correction) hé oui sophie, j'ai vérifié sur la photo du panneau, en fait c'était encore plus violent qu'empoisonner)

vendredi 2 novembre 2007

綠島Ludao (Green island) et Chipen

Macaque de la forêt de Chipen

Bassin des hot springs de Ludao



L'île de Ludao est réputée pour ses récifs coralliens, ses eaux cristallines, et son ferry. Hé oui, il faut vraiment avoir l'estomac bien accroché pour supporter la petite traversée d'une heure, mais de toutes facons, une fois que le bateau a quitté le port, plus personne n'a plus la capacité physique d'aller trouver un membre de l'équipage pour aller se plaindre (d'ailleurs on soupconne le capitaine de s'amuser à prendre les vagues les plus "walibi").
Une fois arrivés, il s'agit de faire connaissance avec les habitants de l'île, qui ont la fâcheuse habitude de mâcher des betels nut toute la journée et de parler un dialecte du sud. (la betel nut rend les dents noires, les yeux et la bouche rouge et fait baver et cracher un jus rouge indélébile, les routes de l'île sont d'ailleurs pleines de grosses taches rouges)
Mais bon, finalement on loue des vélos (alors que tous les autres touristes-taiwanais- ont droit à des scooters) et on fait le tour de l'île, qui est en effet assez belle.
Les attractions principales de l'île sont la plongée et ses sources chaudes salées. Alors, il faut savoir que pour faire du snorkelling (nager avec un tuba), on est obligé dêtre accompagné d'un "instructeur" (qui ne lâchera pas sa betel nut même s'il est en train de se noyer), de porter un gilet de sauvetage et une combinaison, et de tenir une bouée reliée à l'instructeur. Entre-temps on a le droit de regarder un peu les poissons (qui sont vraiment magnifiques en fait).
Les sources valent vraiment la peine aussi (ce sont des petits bassins au bord de l'océan, qui se remplissent de vagues et dont le sol est naturellement chaud grâce à l'activité volcanique). Après le coucher du soleil, il fallait retourner à l'hotel situé environ 8 km plus loin par une route sans lumière et avec des vélos sans phares. Heureusement un couple de taiwanais en scooter nous a sauvé la vie en nous proposant de nous suivre pour nous éclairer, et nous a ensuite invité à manger, vraiment hyper sympa.

En revenant de Ludao, après le bateau de retour, il faut encore prendre le taxi jusqu'à la gare de Taitung (quelle chance, le conducteur est un mâcheur de betel nut) dont le taxi est finalement tombé en panne sur une sorte d'autoroute, et qui nous a gentiment montré la direction qu'on devait prendre à pied pour arriver à la gare.
Finalement, n a passé le dernier après-midi au sud de Taitung, dans le parc naturel de Chipen 知本, où on a croisé une famille de macaques.